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Newsletters et publicités : le stock qu'on n'a jamais demandé

Par Xavier Hovasse, fondateur de Tinomi · · 6 min de lecture

Ouvrez votre boîte et faites le compte. Combien de messages vous ont été écrits par une personne, pour vous ? Et combien viennent d'une enseigne, d'un service en ligne, d'un salon où vous êtes passé il y a trois ans ?

D'où viennent toutes ces lettres d'information ?

Elles viennent de vous, en quelque sorte. Chaque fois que vous avez :

  • acheté en ligne,
  • téléchargé un livre blanc ou un guide,
  • créé un compte pour essayer un service,
  • laissé votre carte sur un salon,
  • coché, ou oublié de décocher, une case d'inscription,

votre adresse a rejoint une liste. Aucun de ces gestes n'était déraisonnable. Mais on s'abonne en une seconde, et on ne se désabonne jamais au même rythme.

Quel poids représentent-elles ?

Prenons un exemple courant : une boîte de 4 200 messages, dont quelques centaines seulement attendent vraiment quelque chose de son propriétaire. Le reste se partage entre publicités, lettres d'information, notifications déjà lues et conversations terminées.

Ce stock n'est pas inoffensif :

  • il cache l'important, une demande de client noyée sous cent promotions ;
  • il ralentit chaque passage, parce qu'il faut trier avant de lire ;
  • il entretient le réflexe de relever sans cesse, de peur d'avoir manqué quelque chose sous la pile.

Que dit la loi sur la désinscription ?

En France, le Code des postes et des communications électroniques (article L34-5) et le règlement européen sur la protection des données encadrent la prospection par mail. Tout message commercial doit indiquer un moyen simple et gratuit de s'opposer à en recevoir d'autres.

Depuis 2024, Gmail et Yahoo exigent en plus des expéditeurs de gros volumes (environ 5 000 messages par jour vers Gmail) une désinscription en un clic, intégrée au message, et le traitement de la demande sous deux jours.

Le droit est donc de votre côté. Ce qui manque, c'est le temps : se désinscrire d'un expéditeur prend une minute ; de cinquante, une heure. Et certains expéditeurs rendent la démarche volontairement laborieuse.

Faut-il se désinscrire ou simplement supprimer ?

Les deux gestes n'ont pas le même effet.

Supprimer, c'est vider. Le stock baisse aujourd'hui, mais le flot continue : dans trois mois, tout est à refaire. C'est l'effet yo-yo, bien connu de quiconque a fait un régime.

Se désinscrire, c'est fermer le robinet. Le stock ne se reforme pas. Mais il faut le faire expéditeur par expéditeur, et vérifier que la désinscription a bien pris.

La bonne méthode combine les deux : vider le stock par piles entières, puis se désinscrire de ce qu'on n'ouvre jamais, et laisser sortir d'elles-mêmes, une fois lues, les lettres qu'on veut garder.

Comment s'y prendre sans y passer la journée ?

  1. Regroupez par expéditeur. Cinquante messages d'une même enseigne se traitent en un seul geste.
  2. Commencez par les plus bavards. Une dizaine d'expéditeurs représentent souvent l'essentiel du volume.
  3. Désinscrivez-vous de ce que vous n'avez pas ouvert depuis trois mois.
  4. Gardez les lettres que vous lisez vraiment, mais faites-les sortir de la boîte une fois lues.

Comment Tinomi s'en charge

Tinomi, logiciel français édité par Saxho, classe chaque message par nature et range les publicités et lettres d'information par expéditeur. Vous les évacuez d'un geste, par piles entières, sans rien détruire : les messages sont rangés et restent récupérables.

Pour que le stock ne revienne pas, Tinomi vous désinscrit d'un geste, expéditeur par expéditeur, de tout ce que vous n'ouvrez jamais. Il fait la démarche à votre place, vérifie qu'elle a pris et, si vous le voulez, retire d'office ce qui arrive encore. Et des règles que vous validez font sortir les lettres que vous gardez, une fois lues, au délai choisi.

Le temps rendu n'est pas promis. Il est compté.

Tinomi déstocke votre boîte par piles entières, empêche le stock de se reformer et fait des demandes des tâches placées dans votre semaine.

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Questions fréquentes

Comment se désinscrire de toutes les newsletters d'un coup ?

Il n'existe pas de désinscription universelle : chaque expéditeur gère sa liste. Regrouper les messages par expéditeur permet en revanche de traiter chacun en un geste. Tinomi fait la démarche expéditeur par expéditeur et vérifie qu'elle a pris.

Est-il dangereux de cliquer sur « se désinscrire » ?

Pour un expéditeur connu et légitime, non. Pour un pourriel d'origine douteuse, mieux vaut le signaler comme indésirable que cliquer sur ses liens.

Une entreprise est-elle obligée de proposer la désinscription ?

Oui. En France, tout message commercial doit offrir un moyen simple et gratuit de s'opposer à en recevoir d'autres (article L34-5 du Code des postes et des communications électroniques).

À lire aussi

Sources

  • Code des postes et des communications électroniques, article L34-5 ; CNIL, « La prospection commerciale par courrier électronique ».
  • Google, « Email sender guidelines », exigences annoncées en octobre 2023, appliquées par étapes en 2024 ; Yahoo, « Sender Requirements & Recommendations », 2024.